Le coupable est caché dans le placard.
____ " Dis-moi, te sens-tu apaisé, en ce moment ?
- Non, pas en ce moment. Mais ça m'arrive. (Si, si.) Et ... toi ?
- Du tout. Et mon corps le ressent, mais je ne saurais en dire exactement la cause.
- Il doit y en avoir des tas ...
- Peut-être bien. Mais quelque chose me dit que les connaître ne m'aiderait pas.
- Qui sait. Cibler le mal pour mieux l'éliminer. Viser. C'est le principe fondamental lors d'une guerre.
- A croire que je n'ai jamais été douée pour viser lors de mes guerres intérieures, car je n'élimine presque jamais la bonne proie.
- Quelles "proies" ont survécu ?
- Joker. "
____ " Je me sens coupable d'être telle que je suis. Du moins, par certains côtés.
- Quels côtés ?
- Oh, rien de bien étonnant, tu sais, ce côté "j'aime tellement les mots que je ne peux m'empêcher de jouer avec, m'en amuser, que ces phrases prennent des tournures séduisantes, instinctivement, sans forcément d'intentions scabreuses, pourtant, l'égo humain ne peut que s'en délecter malgré les souffrances que cela créé à tout le monde". Souffrir et faire souffrir, éternellement, nous sommes conditionnés pour ça.
- Pas seulement pour ça, heureusement ! C'est comme un rêve, encore une fois "la censure n'opère pas", l'inconscient parle sous un voile. Voilà ce que cet esprit fait. Et puis, la souffrance forge la souffrance.
- ... Jusqu'à la banaliser. Maintenant, cela glisse sur moi comme de la neige : si elle refroidit sur le coup, elle finit par fondre rapidement à la température du corps. Puis on finit par s'y habituer "ça n'est que de la poudreuse !" jusqu'à ne plus y faire attention.
- Et quand arrivera l'été ?
- Lorsque je serai lasse, que mon coeur sera sec jusqu'à sentir le sable sous mes pieds.
- Vive l'optimisme. "
____ Heureusement qu'Adrien est présent pour assouvir mon besoin de discussions à la fois poétiques et constructives. Maintenant, vous savez tout.